Cinéphile, cinéphage

Lundi 9 janvier 2006

Une fois n'est pas coutume, j'ai envie de parler cinéma. Ben oui, parce que le cinéma, j'aime y aller mais pas en parler (bon, il y a des fois où j'ai envie de discuter de films vus, genre "Vas, vis et deviens" qui m'a vraiment rendu humble).

Samedi, j'ai été au cinéma (j'ai la carte ...) et devant la pléiade de choix proposée, j'ai hésité entre "Angel-A" et "Lord of War". Sauf que  ... Sauf que Pouic m'a dit du mal de "Angel-A", donc son avis prépondérant  - et la file d'attente qui se refermait derrière moi - m'ont aidé à décider. Choix judicieux (merci Pouic !), puisque "Lord of War est un vrai bijou de 8e art ; un des meilleurs films de Nicolas Cage.

"Lord of War" est un film dans lequel Nicolas Cage interprète Yuri Orlov, un trafiquant d'armes cynique qui fournit des instruments de mort à, entre autres,  des dirigeants de pays européens et  africains (terriblement réaliste). Une phrase résume bien sa moralité : "Un homme sur 12 est armé, la question est : comment armer les 11 autres ?" 

Même, si c'est une oeuvre dure, je la conseille à ceux et celles qui veulent voir un film coup-de-poing, l'action est prenante et la fin révèle un p... de surprise ...  Attention, chef d'oeuvre !!!!

Et puis, ça y est,  je suis amoureux. Elle est mannequin et actrice. Elle s'appelle Omahyra Mota. Voilà.

Par Ayalong
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Vendredi 24 février 2006
Hello, everybody ! Pas mal de changements dans ma vie ces derniers temps, donc, par voie de conséquence, peu de posts (malgré mes bonnes résolutions du nouvel an).
Hier, je suis allé au cinéma, donc aujourd'hui je fais la critique du film "Get Rich or Die Tryin'" (à 75% autobiographique), tiré de la vie... euh... mouvementée de 50 Cent.

Premier constat : le film est réalisé par Jim Sheridan ("In America", "Au nom du père") et, il sent le réalisme de la rue (les plans sur les deals foireux, les embrouilles et les  drames familiaux s'en ressentent).
Deuxième constat (et c'est peut-être le plus étonnant)  : Fifty ne surjoue pas, n'en fait pas des tonnes, et  montre sa vulnérabilité (on le voit même pleurer !).
Troisième constat : "Get Rich or Die Tryin'" est merveilleusement bien desservie au niveau de la bande-son. La bande originale du film est rappée par le G-Unit (on aime ou on déteste, moi j'aime), et Quincy Jones s'est occupé d'une partie de la composition.

Ces trois éléments rendent le film intéressant à plusieurs niveaux (le côté film de gangster apporte l'action non-stop,  la réalisation de Sheridan et le jeu des acteurs Joy Bryant (la petite amie de Marcus), Adewale Akinnuoye-Agbaje (Majestic, le mentor de Marcus, et accessoirement le Mr. Ecko de la série Lost), Terrence Howard (Bama, le pote de Marcus) apportent la fraîcheur, et la musique complète ce tableau).

Le résumé : Le jeune Marcus a une véritable passion pour le rap, et malgré les fréquentes absences de sa mère qui deale pour l'élever, il vit heureux. Mais le jour où elle est assassinée, Marcus perd perd ses repères et plonge dans le crime, aidé par les anciens employeurs de sa mère. Ses seuls amis seront la violence, ses compagnons de trafic, sa petite amie et son micro. Mais un drame va l'amener à faire un choix qui changera le reste de son existence.


Dans la même lignée que "8 Mile" avec Eminem, "Get Rich or Die Tryin'" est un excellent bioptic qui ravira les fans de Hip Hop, mais aussi les fans de films d'action et celles (ceux ?) qui aiment les belles histoires d'amour.


Par Ayalong
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Lundi 24 septembre 2007

Voici une série télé qui aurait mérité (qui mériterait ?) qu'on lui laisse une chance. Car en plus d'être divertissante, elle est hyper réaliste (et c'est peut-être là que le bas blesse, non ?).

J'ai nommé The Wire.

Cette série traite des relations entre les criminels de tous poils (seigneurs de la drogue ou dockers omnipotents) et la police dans le ville pauvre et désanchantée de Baltimore. La série diffusée sur la chaîne privée HBO ne s'attache pas à une seule personne mais à une foultitude de personnages ; le personnage principal reste la ville de Baltimore.

L'intérêt de cette série tient dans son réalisme poussé au paroxysme. On croise pêle-mêle des narco-traffiquants, des petits dealers possédant un grand coeur, des politiciens au dents rayants le parquet - parfois même corrompus - des policiers en guerre contre leur état major refusant de poursuivre les instructions à cause du coût engendré, des toxicomanes servant d'indics aux flics, des criminels francs-tireurs (je parle du célèbre Omar Little, seul homosexuel adulé par les stars du hip hop US) !

Les personnages sont très nombreux, mais citons-en néanmoins quelques uns : 

James "Jimmy" McNulty. Flic de la Criminelle, voulant à tout prix voir tomber Avon Barksdale. Il dérange sa hiérarchie, boit beaucoup et rate son mariage.

Avon Barksdale. Fondateur de l'organisation familiale Barksdale, il règne en maître sur les quartiers ouest de Baltimore en matière de trafic de drogue. N'a jamais été condamné.

Stringer Bell (à gauche) et Avon Barksdale

Russell "Stringer" Bell. Le second de Avon. Il voit le business de la drogue comme un moyen et non comme une fin. Possédant un haut degré d'éducation, il est calme et réfléchi.

Shakima "Kima" Greggs. Détective de la police de Baltimore. Tenace.

 

Omar Little. Il mériterait un article à lui tout seul (qui sait ?). Légendaire à Baltimore, il détrousse les dealers de drogue. Très adroit avec un flingue, très intelligent, connaissant parfaitement la rue, ayant de plutôt bonnes relations avec la police de Baltimore, il est craint et respecté ; de plus, il met un point d'honneur à ne pas s'en prendre aux "civils" et à ne pas proférer de grossieretés. Gay annoncé, sa seule faiblesse réside dans dans ses petits amis qui sont moins forts que lui (et donc plus vulnérables).

"Malgré" son homosexualité, les plus grands rappers (Trick Daddy, Tony Yayo, Young Jeezy, ...) en ont fait leur héros (on le voit apparaître dans plusieurs clip vidéos).

La variété des personnages et des relations que ceux-ci entretiennent font de "The Wire" ("Sur Ecoute", le titre français) une série choc.

 

Les critiques sont dithyrambiques (dont le TIME, le San Francisco Chronicle, le Chicago Tribune, le Guardian, Entertainment Weekly, Slate, Philadelphia Daily News).

Le grand écrivain Stephen King ne tarit pas d'éloges sur "The Wire" et s'est dit véritablement impressionné par Felicia "Snoop" Pearson, la qualifiant de "peut-être le plus terrifiant personnage féminin à être jamais apparu dans une série" !!

 La production de la 5e (et dernière) saison a débuté le 30 avril 2007 ; HBO débutera la diffusion à partir du 8 janvier 2008. Restez sur écoute !

 

 

 

 

 

Par Ayalong
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