Ma nouvelle vie

Publié le par Ayalong

Aaaaaaargh... Je me réveille, mais pourquoi fait-il si chaud ? Ah oui, j'oubliais... C'est bel et bien fini le froid et la grisaille parisienne. J'habite Miami Beach maintenant. Ici, il fait 28 degrés en moyenne tout au long de l'année. Si j'en avais les moyens légaux, j'achèterais cette ville (et mes huit avocats sortis de Harvard (payés rubis sur l'ongle) vont peut-être me faire profiter du flou juridique m'en permettant l'acquisition).

 

M'extirpant lentement de ce lit à dix places ne contenant que Brittany Murphy, Omahyra Mota, Halle Berry et moi-même (cette idiote de Paris Hilton a réussi l'exploit de rater l'avion privé que je lui avais fait envoyer...), j'arpente la villa de 63 chambres que je viens d'acheter (à prix sacrifié à un narco-trafiquant en cavale sous le coup d'un mandat d'arrêt international émanant d'Interpol, de la CIA et du Mossad) avant de me diriger vers la piscine olympique spécialement conçue de 500 mètres de long. Celle-ci est occupée par une starlette (dont j'ai oublié le nom, Monica Bellucci, peut-être...) qui somnole sur un matelas gonflable. "Hep, bibiche, apportes un mai thai et attends-moi dans le living : j'arrive." Bip bip bip ... Et ce maudit téléphone qui n'arrête pas de sonner... Je n'aurais jamais dû donner mon numéro à Ernest-Antoine Seillière et à 50 Cent, depuis, ils en abusent allègrement ... Comment faire comprendre à Ernie (je l'appelle comme ça) que je ne veux pas être patron du MEDEF (il prétend que je suis le dernier rempart contre la fuite des dividendes vers notre ennemi séculaire : la plèbe !). Le MEDEF, c'est trop chiant et pas assez rentable ; je vais lui conseiller Laurence Parisot, une copine. Et comment faire comprendre à Fifty que je ne veux pas non plus  le signer sur mon futur label. Il m'appelle tous les jours, pleure à chaudes larmes, me jure ses grands dieux qu'il est prêt à quitter Dr.Dre et Eminem, à lâcher tout le G-Unit, ses royalties et tous ses droits d'auteur pour signer chez moi, mais moi, j'en ai rien à foutre de sa gueule, en vrai. Le misérabilisme, c'est pas mon truc... D'autant plus que j'ai déjà promis de filer quelques tuyaux boursiers à Donald Trump et à Ted Turner ...

Bon ... Quelle heure est-il ? 16h30 ... Il va falloir que je me prépare pour la soirée chez Bill (Clinton). Il a promis qu'il y aurait des strip-teaseuses ... (les jumelles de G.W. Bush, notamment). C'est à New York, et il me faut le temps de mettre tout le monde dehors (famille et conquêtes), de me préparer (mettre un costume Francesco Smalto fait sur mesure (gracieusement offert par le couturier, ça leur fait une publicité monstre) et de décommander (entre autres)  Puff Daddy, Jaÿ-Z, Sophie Marceau, Mouna Ayoub, J.Lo, Charlize Theron, Courtney Love, Ozzy Osbourne, les Rolling Stones, les Miami Dolphins, les Miami Heat, Allen Iverson , Kobe Bryant, Quentin Tarantino, Brad Pitt, Angelina Jolie, Sharon Stone, Jodie Foster, Nathalie Portman, Paul-Loup Sulitzer, Johnny Hallyday et Zinédine Zidane ("On essaie de se caler un truc la semaine prochaine, OK ?").

Dieu, quelle vie ...

 

Publié dans Me - Myself and I ...

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Commenter cet article

mousse 30/03/2006 18:00

Je suis d'accord avec toi pour fifty... il est tout pourri

Ayalong 30/03/2006 22:58

Il m'appelle tout le temps, si tu savais... Je lui file ton numéro si tu veux ?

ebe 23/03/2006 12:40

Non le pire je crois que c'est de décommander C.Theron, ça c'est vraiement  iconoclaste.

Ayalong 23/03/2006 14:16

Oh, tu sais, les stars, on en fait des caisses, mais finalement ...

immature 21/03/2006 09:22

ça se fait pas du tout, mec, de décommander Courtney Love! Fais gaffe aux réprésailles!!!!

Ayalong 21/03/2006 12:49

Oui, mais j'essaie d'être le plus inbuvable possible. Je déteste tout le monde depuis que je suis multi-milliardaire. Courtney Love n'est qu'une groupie de plus.